LES AMIS DE REUILLY ET DE SES ENVIRONS
Reuilly et son histoire

- Origine du nom de Reuilly
- Le roi Dagobert et Reuilly
- Points de repère
- Reuilly, un site privilégié
- Les Templiers à Reuilly

 

Pour qui veut fouiller la mémoire du passé et se plonger dans les Archives, les documents abondent et l’histoire du Berry est riche d’événements déjà explorés ou à découvrir.

  • 1370 (vers)

 

Du Guesclin chasse les Anglais de Reuilly.

 

  • 1446

 

Arbitrage entre le prieur et les habitants, au sujet d'un droit de bannie et du droit de mortaille.

 

  • 1550

 

Protestation des habitants de Reuilly au sujet du vin à fournir au Prieur.

 

  • 1568

 

Le géographe Nicolay cite le vin de Reuilly comme "le meilleur du pays de Berry".

 

  • 1570

 

Le prieuré de Reuilly cesse d'être conventuel et devient commendataire.

 

Abside et clocher de l'église
  • septembre 1589
  •  

Prise du château de la Commanderie de Lormeteau par les troupes de M. de la Chastre. (guerres de religion).

 

  • 1625

 

Antoine Bourdaloue, secrétaire du duc de Guise et appartenant à la famille de l'illustre prédicateur, prieur commendataire de Reuilly.

 

  • 1656-1659

 

Construction du château de la Ferté. François Mansard (cousin du grand Mansard) fut choisi comme architecte. Seul château de l'Indre qui se rattache à l'époque Louis XIV.

 

  • 1677

 

Installation d'un séminaire 1677-1691.

 

  • 1697

 

Le Pape Innocent XII unit le prieuré de Reuilly au Séminaire de Saint-Sulpice. Les religieux de Saint-Sulpice deviennent Seigneurs de Reuilly.

  • 1681-1690

 

Arrivée des Filles de la Croix pour évangéliser et tenir une école à Reuilly.
Remplacement de la fondation du Cellier-Dieu.
Lettres signées par Louis XIV et Colbert et scellées du grand sceau de cire verte.

  • 8 novembre 1708

 

Contrat de l'Hôtel-Dieu de Reuilly.

  • mars 1710

 

Lettres patentes du Roy, pour l'établissement de l'Hôtel-Dieu et des Sœurs de la Croix.
(Louis XIV)

  • 1791

 

Reuilly chef-lieu de canton (communes : Reuilly, Diou, Sainte-Lizaigne, Giroux, Migny, Luçay-le-Libre, Saint-Pierre-de-Jards, Paudy).

Extrait de "Points de repères", par Claude Nerrand. Bulletin des Amis de Reuilly N°29




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Si l’on croit pouvoir représenter la Champagne berrichonne par une plaine " à perte de vue ", on y découvrira bien vite une grande variété de paysages, de cultures, de constructions. Avec ses coteaux plantés de vigne, Reuilly est donc une exception parmi d’autres, mais c’est aussi certainement un site privilégié.

Si la présence d'un cours d'eau, voie de communication naturelle, a déterminé, en premier lieu, un point de fixation pour nos plus lointains ancêtres, si nos sources leur ont apporté généreusement l'eau potable sans laquelle toute vie est impossible, leur survie n'aurait cependant pas été assurée s'ils n'avaient pas trouvé dans ce site géographique que je persiste à qualifier de "privilégié" les ressources nécessaires pour subvenir à la fois à leur nourriture et à leurs besoins vestimentaires.

Dans les vignes

 

Examinons donc attentivement la configuration de notre village. Pour ce faire, partons des bords de notre rivière. De quelque côté que nous nous dirigions, soit vers Chéry, vers Massay, vers Saint-Pierre-de-Jards et Graçay, vers Paudy et Vatan et encore vers Diou et Issoudun, nous gravissons des côtes plus ou moins raides qui nous mènent invariablement aux abords d'une vaste plaine s'étendant de tous les côtés, à perte de vue. Nous venons de pénétrer dans nos "Champs", dans notre "Champagne berrichonne" terre fertile par excellence, qui est notre terroir, qui fut conquise âprement par nos aïeux au fur et à mesure de l'abattage intensif de la forêt initiale et qu'ils appelaient des "biauces" (déformation locale du mot beausse ou beauce) désignant à l'origine une terre défrichée, donc cultivable. Dans cette terre fertile, nos villageois semèrent et sèment encore le blé, cette céréale providentielle qui nous fournit le pain - notre pain quotidien - qui fut et demeure encore la base essentielle de notre alimentation. Ils cultivèrent aussi l'avoine, indispensable à la nourriture des chevaux (leurs précieux auxiliaires pendant des siècles). D'autre part, nos champs (appelés des "chaumes" après les récoltes céréalières) étaient favorables à l'élevage des moutons, seuls animaux de la ferme capables, grâce à la structure particulière de leurs mâchoires, de brouter l'herbe vive qui croît encore au ras du sol après le passage de la faux. Cet élevage a permis à nos villageoises, tout au long de notre histoire, de filer et de tisser la laine, cette matière textile éminemment précieuse.

 

Revenons maintenant sur nos pas : nous descendons alors les "côtes" de notre amphithéâtre naturel. Nous arrivons alors dans nos prés, entre Théols et Arnon, prés qui ont abondamment nourri, jusqu'à une époque relativement récente, d'importants troupeaux de vaches laitières, sources de notre approvisionnement en produits alimentaires variés de première nécessité. Mentionnons aussi, à la limite de nos prés, nos deux rivières, l'une et l'autre très poissonneuses.

Vue de Reuilly depuis le clos des Messieurs

Et nos côtes ravinées, désagrégées, ne les oublions pas ! Que sont-elles devenues ? Les pluies ont emporté une grande partie de leur terre végétale, c'est vrai, ne laissant que des pentes siliceuses relativement arides. Or, à l'inverse des plantes céréalières aux racines superficielles, la vigne possède de longues, ligneuses, résistantes racines qui, en pénétrant profondément à l'intérieur du sol, trouvent dans cette couche interne la nourriture et l'humidité dont elles ont besoin pour la croissance et le développement du végétal. Et c'est ainsi que nos côtes, disons maintenant nos "coteaux", se sont couverts de magnifiques vignobles et sont devenus le plus beau fleuron de notre village.

Extrait de "Reuilly, site privilégié", par Marie-Thérèse Lapeyrade. Bulletin des Amis de Reuilly N°15.


 

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